Nîmes
Conseil en immobilier d'entreprise
Bureaux - Locaux d'activité - Entrepôts - Commerces - Terrains

L’impact naissant du télétravail dans les aménagements tertiaires

2 Janvier 2020

Limpact naissant du teletravail dans les amenageme...

La généralisation du télétravail, instaurée par l’ordonnance de septembre 2017, impacte les aménagements tertiaires. « Avant, une entreprise de 40 salariés, c’était 40 postes de travail. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de demandes d’entreprises qui veulent moins de postes de travail que de salariés », constate Benjamin Rouet, responsable de la partie aménagement de bureaux de Sofradam (conception-aménagement d’espaces, Mudaison - 34). Son métier change, au niveau du ratio de m2 recherché par rapport au nombre de salariés, par exemple.

Si le télétravail se développe, il n’est pas pratiqué de façon égale. « Il est plus généralisé dans les grandes structures. Une start-up va moins y avoir recours, car elle doit travailler la culture d’entreprise », détaille l’expert. Autre changement, qui s’inscrit dans la mouvance du travail nomade : le flex office, à savoir des bureaux non-attribués. « Cela induit des aménagements moins personnalisés, même si nous prévoyons des espaces de rangements personnels. Les fauteuils étaient jusqu’à présent très ergonomiques. A présent, comme des salariés différents occupent le même fauteuil, nous préconisons des réglages semi-automatiques. »

Les bienfaits des échanges ‘machine à café’

Fanny Poujol, professeur à l’Université Paris Nanterre, basée à La Grande-Motte et spécialisée en sciences de gestion, tempère la vague du télétravail. « C’est bien pour des personnes qui ont des compétences, et n’ont pas besoin de relationnel. Mais il est difficile de manager à distance. Et le télétravail limite les interactions, alors que les échanges informels à la machine à café, parfois le seul endroit où les différents services se rencontrent, sont primordiaux. » Autre garde-fou qu’elle pose : les horaires qui explosent à la maison (effet « crunch »), dans des courtes périodes de rush. « Il faut gérer et compenser. Cela se manage », conclut-elle.